Du côté des bookmakers

Du côté des bookmakers

Ils sont assurés de gagner de l’argent.
D’une part parce que les parieurs ne font pas de bons paris.
D’autre part parce qu’ils utilisent des méthodes qui font qu’ils font presque toujours des bénéfices.

 

– Comment un bookmaker gagne de l’argent ?
Simplement en versant moins d’argent aux parieurs gagnants qu’ils ne leur en prennent.

Son travail est donc de faire en sorte que cela se produise, notamment en ajustant les cotes.

 

Mais là où le bookmaker commence à faire des bénéfices, c’est en fixant les cotes au départ et en se prenant une commission.

En effet, imaginons un pari sur un jeu de pile ou face.
On a 1 chance sur 2 de gagner (50%), soit une cote théorique de 2.
Si je mise 100€ et que je gagne, je récupère 100*2 = 200€.
Soit un bénéfice de 100€ (200€  de gains – 100€ de mise).

 

Si 1000 parieurs misent 10€ chacun et que la moitié gagne, le bookmaker encaisse d’abord 10 000€ puis paie les gains de 500 parieurs gagnants soit 500 * 20€ = 10 000€.
Ainsi, le bookmaker ne ferait aucun bénéfice.
Mais ça c’est la théorie !

 

Dans la pratique, quand 2 résultats sont également probables (50% de chances chacun), on remarque que les cotes ne sont jamais à 2 : elles tournent toujours autour de 1.85 suivant les bookmakers.

SI un parieur gagne avec une cote de 1.85 et qu’il a misé 10€, il ne fait plus que (1.85*10)-10 soit 8.5€ de bénéfice.

Reprenons l’exemple ci-dessus :
1000 parieurs : 500 gagnants et 500 perdants
Mise jouée = 1000*10€ = 10 000€

Gains pour les gagnants = 500*10*1.85 = 9250€
Bénéfices pour le bookmaker = 10 000 -9250 = 750€

Et voilà, du coup, le bookmaker se fait de l’argent à tous les coups.

Evidemment, dans cet exemple, il n’y a que 2 résultats possibles mais le principe est le même quand il y a plusieurs événements sportifs et plusieurs résultats possibles par match.

 

Maintenant imaginons un match de tennis entre Federer et Nadal sur gazon.
Le bookmaker donnerait peut-être 70% de chance à Federer et 30% à Nadal.
soit une cote de 1.43 (100/70) pour Federer et une cote de 3.33 (100/30) pour Nadal.

 

Si le bookmaker veut se faire 10% de commission, il doit réajuster les cotes et les baisser de 10%.
soit  1.29 pour Federer et 3 pour Nadal.

 

en fait la commission se calcule comme ceci :
commission = 1- (1/( (1/A) + (1/B) + (1/C) + (1/D) + (1/E) )) x 100

où A, B, C, etc…sont tous le résultats possibles

dans notre cas
1/1.29 +⅓ = 1.10
commission = (1-(1/1.1))*100 = 9.79 %
on retrouve bien notre hypothèse de départ.

 

Cela signifie qu’à chaque 100€ misés le bookmaker prend déjà 9.79€ de commission.

 

Comment les bookmakers ajustent leurs cotes ?

Reprenons notre match Federer-Nada :

si 10 000€ sont misés et répartis comme tel :
7000€ sur Federer @1.29 et 3000€ sur Nadal @3

Si Federer gagne, le bookmaker paye 7000*1.39 = 9030€ et fait donc un bénéfice de 970€.
Si Nadal gagne, le bookmaker paye 3000*3 = 9000€ et fait donc un bénéfice de 1000€.

Quelque soit le vainqueur, il fait environ 1000€ de bénef soit les 10% de commission visés.

 

Que se passe-t-il si les parieurs misent équitablement sur les 2 champions ?
soit 5000€ sur Federer et 5000€ sur Nadal.
Si Federer gagne, le bookmaker doit payer  6450€ et se fait donc un bénéfice de 3550€ (10 000-6450).
Si Nadal gagne, le bookmaker doit payer 15 000€ et perd donc 5000€ (15 000 -10 000).

 

Le bookmaker a bien sûr pour objectif de ne jamais perdre d’argent quel que soit le résultat d’un événement. C’est pour cette raison qu’il ajuste continuellement les cotes pour qu’il n’y ait jamais un déséquilibre dans les gains.

Bien entendu, il peut délibérément créer un déséquilibre s’il a une confiance absolue dans un résultat. Dans ce cas, il fera en sorte d’attirer les parieurs avec de belles cotes. Il arrive qu’il se trompe ou que les mises ne sont pas assez équilibrées pour lui assurer de beaux profits, mais sur le long terme un bookmaker est toujours gagnant grâce à cet avantage mathématique.

Dans les articles suivants, nous apprendrons comment analyser une cote et surtout nous découvrirons à quel moment il est opportun de parier.

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