Qu’est-ce qu’une value-bet ?

Trouver une valuebet cela signifie déceler une cote qui est plus haute que sa probabilité de succès. Si le bookmaker voit une proba de 40% mais que vous estimez que le résultat a une chance de 65% de se produire, il y a value bet. En l’occurrence la cote qu’il propose sera supérieure à celle que vous estimez : il faut donc la jouer.

D’ailleurs, c’est la meilleure stratégie à utiliser pour espérer faire des bénéfices à long terme.

Regardons concrètement comment déterminer s’il y a value bet ou non.
La première chose à faire est d’évaluer soi-même les probabilités de chaque résultat.

1er exemple : Real Sociedad – Barcelone

je pense que le Barca a 70% de chances de s’imposer
20% de chances faire match nul et 10% de chance de perdre

1 → 10%

N → 20%

2 → 70%

 

Regardons les cotes d’un bookmaker (pour passer des cotes aux probas, lire l’article correspondant)

1 → 7.10 soit 14%

N → 5.2 soit 18%

2 → 1.42 soit 68%

Les probas du bookmaker sont très proches de mes prédictions. On peut pas sortir de value bet flagrante.

 

2ème  exemple : Atl. Madrid – Eibar

je pense que l’Atletico a 65% de chances de s’imposer
34% de chances faire match nul et 1% de chance de perdre

1 → 65%

N → 34%

2 → 1%

 

Regardons les cotes d’un bookmaker

1 → 1.37 soit 69%

N → 4.4 soit 22%

2 → 10.5 soit 9%

sur le N je donne 12% de chance de plus que le bookmaker (34% contre 22%) : il y a une légère value bet. Il faut parier une petite pièce sur le N.

 

Si mes prédictions étaient les suivantes :

1 → 90%

N → 9%

2 → 1%

Il y aurait grosse value bet sur le 1.(90% contre 69%).
Et comme la victoire de l’Atletico est ma plus grosse proba, il faudrait alors parier une grosse mise sur le 1.

 

Astuce :

Tout simplement faites le calcul suivant :

(votre probabilité * cote)/100

si le résultat >1 alors il y a value bet.

Au niveau de votre gestion des mises, vous pouvez mettre en place une stratégie sur le long terme.

 

  • si (ma probabilité * cote)/100 je ne joue pas
  • si 1<(ma probabilité * cote)/100<1.1 je joue 2% de ma banque
  • si 1.1<(ma probabilité * cote)/100<1.2 je joue 4% de ma banque
  • si 1.2<(ma probabilité * cote)/100<1.3 je joue 6% de ma banque
  • si 1.3<(ma probabilité * cote)/100<1.4 je joue 8% de ma banque
  • si (ma probabilité * cote)/100> 1.4 je joue 10% de ma banque

 

Adaptez les pourcentages de mises selon vos envies/votre budget/vos prises de risque.

Comprendre un pari

Imaginons un pari sur un match de football avec les cotes suivantes.
Real Sociedad – Barcelone
1 → 6.75 soit 14.81%

N → 4.9 soit 20.4%

2 → 1.37 soit 72.99%

Que nous apprennent ces différentes cotes ?

 

Calculons le taux de marge du bookmaker :

1/.6.75+¼.9+1/1.37 = 1.0821
soit 108.21% (market margin)

 

Calculons les probabilités implicites :
1 → 100/6.75 soit 14.81%

N → 100/4.9 soit 20.40%

2 → 100/1.37 soit 72.99%

 

Remarquez que le total des probabilités ne fait pas 100% mais 108.21%

 

Calculons maintenant la commission que se fait le bookmaker :

 

commission = (1-1/(1/cote1 + 1/CoteN +1/cote2))*100 = 7.59%

Ce qui signifie que sur 100€ misés, le bookmaker se prend déjà 7.59€ de commission quelque soit le résultat.

Ainsi, 92.41% des mises sont redistribuées aux parieurs : c’est ce qu’on appelle le taux de retour aux joueurs ou le taux de redistribution.

Il faut donc choisir les bookmakers qui se prennent le moins de commission pour avoir les meilleures cotes.

 

Pour passer les cotes en probabilités sur 100, il suffit de diviser les probabilités implicites par le taux de marge (108.21%). Ainsi :

 

1 → 14.81 /108.21% soit 13.69%

N → 20.40/ 108.21% soit 18.85%

2 → 72.99/ 108.21% soit 67.45%

 

Passons ces probabilités en cotes :
1 → 100/13.69 = 7.30

N → 100/18.85 = 5.30

2 → 100/67.45 = 1.48
Ce sont les cotes sans la commission du bookmaker (Vig-free Odds).

 

Comparons des bookmakers Arjel sur quelques matchs de Série A italienne :

 

Commission
Rome-Chievo BETCLIC 1,18 6,5 11 8,44
BETSTARS 1,22 5,5 10 9,21
BWIN 1,19 6 10,5 9,28
NETBET 1,19 5,9 10 9,90
PARIONSSPORT 1,2 6 11 8,33
PMU 1,18 6 10 10,24
UNIBET 1,2 6,5 12 6,59
WINAMAX 1,2 6,25 12 7,12
ZEBET 1,21 6 10,5 8,12
Genoa-Bologne BETCLIC 1,9 3,15 4 8,57
BETSTARS 1,91 3,05 3,9 9,73
BWIN 1,9 3 4,1 9,38
NETBET 1,87 3,1 4 9,69
PARIONSSPORT 1,9 3,1 4,05 8,74
PMU 1,85 3,15 4,2 8,77
UNIBET 1,85 3,2 4,2 8,35
WINAMAX 1,85 3,2 4,2 8,35
ZEBET 1,9 3,15 4,1 8,06
Juve-Sassuolo BETCLIC 1,16 6,75 13 8,02
BETSTARS 1,22 6,5 15 3,86
BWIN 1,18 6,25 11 8,96
NETBET 1,16 6,2 12 9,64
PARIONSSPORT 1,16 6,5 13 8,50
PMU 1,15 6,25 13 9,62
UNIBET 1,16 7 15 6,68
WINAMAX 1,16 7 15 6,68
ZEBET 1,18 6,3 12 8,22
Udiness-Torino BETCLIC 2,75 3,2 2,4 8,49
BETSTARS 2,75 3,15 2,4 8,91
BWIN 2,75 3,1 2,4 9,33
NETBET 2,72 3,15 2,35 9,96
PARIONSSPORT 2,75 3,2 2,4 8,49
PMU 2,7 3,1 2,4 9,88
UNIBET 2,8 3,25 2,4 7,54
WINAMAX 2,8 3,25 2,4 7,54
ZEBET 2,77 3,2 2,4 8,27
Empoli-Lazio BETCLIC 4,3 3,8 1,68 8,34
BETSTARS 4,2 3,6 1,7 9,43
BWIN 4,4 3,7 1,67 8,79
NETBET 4,3 3,8 1,63 9,85
PARIONSSPORT 4,3 3,8 1,65 9,24
PMU 4,5 3,7 1,66 8,67
UNIBET 4,5 3,9 1,65 7,81
WINAMAX 4,5 3,9 1,65 7,81
ZEBET 4,4 3,85 1,65 8,51

 

En moyenne sur ces 5 matchs :

 

commission en % taux de retour aux joueurs en %
BETCLIC 8,37 91,63
BETSTARS 8,23 91,77
BWIN 9,15 90,85
NETBET 9,81 90,19
PARIONSSPORT 8,66 91,34
PMU 9,44 90,56
UNIBET 7,39 92,61
WINAMAX 7,50 92,50
ZEBET 8,24 91,76

 

On remarque que ce sont Unibet et Winamax qui prennent le moins de commission, contrairement à Netbet qui est le bookmaker qui distribue le moins aux joueurs.

Ce n’est qu’un échantillon : il faudrait analyser les cotes de tous les paris sur lesquels on veut jouer.

Comprendre les cotes

Une cote est tout simplement la transcription d’une probabilité un résultat.
Elle est utilisée pour le calcul des gains.

 

Si vous misez 10€ sur un résultat d’un match coté à 2.5 et qu’il s’avère gagnant, alors vous empochez 10€*2.5 = 25 €. Au final vous faites 15€ de bénéfice (25€ -10€).

Aussi plus la cote est haute, plus vous risquez de gagner gros, mais plus la probabilité que ce résultat se réalise est faible.

 

Comment faire pour convertir une cote en probabilité ?
rien de plus simple il suffit de calculer l’inverse de la cote.

par exemple pour une cote de 2
proba = 1/2 = 0.5 *100 = 50%

 

par exemple pour une cote de 1.5
proba = 1/1.5 = 0.66 *100 = 66%

par exemple pour une cote de 1.25
proba = 1/1.25 = 0.8 *100 = 80%

 

Inversement, pour convertir une probabilité en cote il faut faire ce calcul :

(100/probabilité)

ex : proba = 40%

cote = (100/40) = 2.5

 

Les formats de cotes

Il en existe 3 :

 

– les cotes à fraction
Elle est essentiellement utilisée par les bookmakers du Royaume Uni.
C’est la cote la plus compliquée à comprendre. Elle indique en fait le profit potentiel qu’on peut réaliser.

ex : cote de 5/3

ça veut dire pour 3 unités pariées je peux en gagner 5

« Pour convertir les cotes à fraction en probabilité implicite, il suffit de faire la division suivante : dénominateur divisé par la somme du dénominateur et du numérateur. »

3/(5+3) = 3/8 = 0.375 de proba

soit 37.5%

– les cotes américaines :
On l’appelle aussi Moneyline. Elle est très utilisée par les bookmakers US

« Il existe deux types de cotes américaines : négatives ou positives »

ex : -140

ça veut dire pour gagner 100 unités (en net) je dois miser 140 unités

ex : +140

si je parie 100 unités je peux gagner 140 unités

 

– les cotes décimales
C’est la cote la plus populaire hors USA et aussi la plus simple à utiliser. On l’appelle aussi cote européenne.
La cote se présente sous la forme d’un nombre décimal (souvent à 2 chiffres après la virgule) et sert à calculer les gains potentiels, comme vu plus haut dans l’article.
Gain = mise * cote
Bénéfice = mise * (cote -1)

Conseil :
Familiarisez-vous avec les cotes décimales, ce sont celles que l’on utilise le plus.
Et puis s’il vous arrivait de tomber sous d’autres formats de cotes : pas de panique, les bookmakers offrent souvent la possibilité de changer l’affichage du format.

Du côté des bookmakers

Ils sont assurés de gagner de l’argent.
D’une part parce que les parieurs ne font pas de bons paris.
D’autre part parce qu’ils utilisent des méthodes qui font qu’ils font presque toujours des bénéfices.

 

– Comment un bookmaker gagne de l’argent ?
Simplement en versant moins d’argent aux parieurs gagnants qu’ils ne leur en prennent.

Son travail est donc de faire en sorte que cela se produise, notamment en ajustant les cotes.

 

Mais là où le bookmaker commence à faire des bénéfices, c’est en fixant les cotes au départ et en se prenant une commission.

En effet, imaginons un pari sur un jeu de pile ou face.
On a 1 chance sur 2 de gagner (50%), soit une cote théorique de 2.
Si je mise 100€ et que je gagne, je récupère 100*2 = 200€.
Soit un bénéfice de 100€ (200€  de gains – 100€ de mise).

 

Si 1000 parieurs misent 10€ chacun et que la moitié gagne, le bookmaker encaisse d’abord 10 000€ puis paie les gains de 500 parieurs gagnants soit 500 * 20€ = 10 000€.
Ainsi, le bookmaker ne ferait aucun bénéfice.
Mais ça c’est la théorie !

 

Dans la pratique, quand 2 résultats sont également probables (50% de chances chacun), on remarque que les cotes ne sont jamais à 2 : elles tournent toujours autour de 1.85 suivant les bookmakers.

SI un parieur gagne avec une cote de 1.85 et qu’il a misé 10€, il ne fait plus que (1.85*10)-10 soit 8.5€ de bénéfice.

Reprenons l’exemple ci-dessus :
1000 parieurs : 500 gagnants et 500 perdants
Mise jouée = 1000*10€ = 10 000€

Gains pour les gagnants = 500*10*1.85 = 9250€
Bénéfices pour le bookmaker = 10 000 -9250 = 750€

Et voilà, du coup, le bookmaker se fait de l’argent à tous les coups.

Evidemment, dans cet exemple, il n’y a que 2 résultats possibles mais le principe est le même quand il y a plusieurs événements sportifs et plusieurs résultats possibles par match.

 

Maintenant imaginons un match de tennis entre Federer et Nadal sur gazon.
Le bookmaker donnerait peut-être 70% de chance à Federer et 30% à Nadal.
soit une cote de 1.43 (100/70) pour Federer et une cote de 3.33 (100/30) pour Nadal.

 

Si le bookmaker veut se faire 10% de commission, il doit réajuster les cotes et les baisser de 10%.
soit  1.29 pour Federer et 3 pour Nadal.

 

en fait la commission se calcule comme ceci :
commission = 1- (1/( (1/A) + (1/B) + (1/C) + (1/D) + (1/E) )) x 100

où A, B, C, etc…sont tous le résultats possibles

dans notre cas
1/1.29 +⅓ = 1.10
commission = (1-(1/1.1))*100 = 9.79 %
on retrouve bien notre hypothèse de départ.

 

Cela signifie qu’à chaque 100€ misés le bookmaker prend déjà 9.79€ de commission.

 

Comment les bookmakers ajustent leurs cotes ?

Reprenons notre match Federer-Nada :

si 10 000€ sont misés et répartis comme tel :
7000€ sur Federer @1.29 et 3000€ sur Nadal @3

Si Federer gagne, le bookmaker paye 7000*1.39 = 9030€ et fait donc un bénéfice de 970€.
Si Nadal gagne, le bookmaker paye 3000*3 = 9000€ et fait donc un bénéfice de 1000€.

Quelque soit le vainqueur, il fait environ 1000€ de bénef soit les 10% de commission visés.

 

Que se passe-t-il si les parieurs misent équitablement sur les 2 champions ?
soit 5000€ sur Federer et 5000€ sur Nadal.
Si Federer gagne, le bookmaker doit payer  6450€ et se fait donc un bénéfice de 3550€ (10 000-6450).
Si Nadal gagne, le bookmaker doit payer 15 000€ et perd donc 5000€ (15 000 -10 000).

 

Le bookmaker a bien sûr pour objectif de ne jamais perdre d’argent quel que soit le résultat d’un événement. C’est pour cette raison qu’il ajuste continuellement les cotes pour qu’il n’y ait jamais un déséquilibre dans les gains.

Bien entendu, il peut délibérément créer un déséquilibre s’il a une confiance absolue dans un résultat. Dans ce cas, il fera en sorte d’attirer les parieurs avec de belles cotes. Il arrive qu’il se trompe ou que les mises ne sont pas assez équilibrées pour lui assurer de beaux profits, mais sur le long terme un bookmaker est toujours gagnant grâce à cet avantage mathématique.

Dans les articles suivants, nous apprendrons comment analyser une cote et surtout nous découvrirons à quel moment il est opportun de parier.